Recommandations à destination des membres du G20 : Sortir de la crise par l’Economie Positive

Présentation à l’attention de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française
26 Novembre 2020

Sortir de la crise par l’Economie Positive

L’objectif de ce document est de présenter un ensemble de recommandations, préparé par l’Institut de l’Economie Positive, afin d’inspirer et d’orienter les discussions des membres du G20.
La crise sanitaire actuelle, et le ralentissement économique qui en résulte, ont mis en évidence, entre autres, le sous-investissement dans les secteurs essentiels, le manque d’attention accordée aux travailleurs qui ont fait preuve d’un dévouement extrême pendant cette crise, le lien négligé entre santé et protection de l’environnement, le risque de voir des millions de personnes tomber dans la pauvreté ainsi que les limites actuelles de l’action des organisations internationales. Dans ce rapport, nous nous sommes fixé pour objectif de tirer les leçons de cet épisode et de transformer ces défis en une liste de recommandations qui rendront nos pays plus résilients aux crises futures et nos sociétés plus positives à long terme. Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons l’occasion d’opérer ce changement.

À l’Institut de l’Economie Positive, nous pensons que cela ne peut se faire qu’en accélérant le passage à une « économie positive ». Filiale de la Fondation Positive Planet, l’Institut de l’Economie Positive structure et développe le mouvement initié il y a plus de 20 ans par Jacques Attali. Nous agissons, pour que l’économie fonctionne au bénéfice des générations futures, en (i) fournissant aux pays, aux administrations locales et aux entreprises un indice permettant de mesurer leur « positivité » – c’est-à-dire leur impact à long terme, (ii) en les conseillant et en les soutenant dans leur transformation positive et (iii) en partageant les meilleures pratiques pour aider et inspirer les dirigeants mondiaux.

Nos recommandations sont la synthèse des enseignements et des contributions recueillis auprès d’experts et de dirigeants mondiaux, de citoyens du G20 et d’une analyse détaillée et approfondie. Au cours des 6 derniers mois, nous avons mobilisé :

– 20 experts mondiaux, chercheurs universitaires et scientifiques sur les thèmes de l’économie, de la pauvreté, de la santé, de l’éducation, de la gouvernance internationale, etc.

– Des décideurs mondiaux, des dirigeants de pays ou d’administrations locales aux PDG d’entreprises de toutes tailles et aux présidents d’ONG

– Des décideurs mondiaux, des dirigeants de pays ou d’administrations locales aux PDG d’entreprises de toutes tailles et aux présidents d’ONG

Messages clés

La crise de la Covid-19 est d’une ampleur sans précédent et des chocs similaires ne seront que plus probables à l’avenir

Près d’un an après la détection des premiers cas de Covid-19 à Wuhan, le monde fait face à une deuxième vague d’infections, déjà en cours dans plusieurs pays et de plus en plus probable dans d’autres. Le coût de cette crise, déjà massif, est appelé à s’accroître. On ne sait pas encore avec certitude quand un vaccin aura passé avec succès les trois phases d’essais cliniques et qu’il deviendra largement disponible. L’OCDE prévoit que le PIB mondial ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant le troisième ou quatrième trimestre de 2021, et que le retour aux trajectoires de croissance pré-pandémie se fera évidemment encore plus tard.

À long terme, l’héritage de cette récession historique résidera également dans la dette publique et privée laissée aux nouvelles générations et les générations futures, dont les montants dépassent aujourd’hui les niveaux de l’après-guerre dans plusieurs pays, et qui nécessiteront d’adapter les politiques fiscales, de mieux sélectionner et concentrer les investissements futurs sur les projets les plus durables et positifs pour la société.

Plus important encore, il est peu probable que la crise de Covid-19 soit la dernière de ce type. Compte tenu de l’interdépendance entre environnement, santé et économie, et des dommages que notre modèle de développement actuel génère inévitablement, les crises similaires, qu’elles soient sanitaires, environnementales, sociales, économiques ou technologiques, ne feront que se multiplier. Pour faire face à ces crises et les prévenir, une coopération internationale renforcée sera nécessaire, car leur ampleur ou leurs effets ne peuvent plus être contenus ou gérés au niveau national.

La crise a mis en évidence le désir de changement des citoyens du G20

Nous avons interrogé 6 000 citoyens du G20 (300 par pays) en mai 2020 pour mieux comprendre comment leurs priorités et leurs comportements ont changé pendant cette pandémie et comment ils évaluent les actions de leurs gouvernements.

Cette enquête montre une insatisfaction mondiale concernant la manière dont les gouvernements ont géré cette crise. Le « Net Promoter Score » (i.e. taux de promotion) moyen est de -18%, ce qui signifie que plus de personnes donnent une note de 6 ou moins (sur 10) que 9 ou 10 lorsqu’ils considèrent la réponse de leur gouvernement à la crise de la Covid-19. Nous avons observé, au cours de cette crise, 4 déficiences majeures dans la gouvernance mondiale qui peuvent expliquer l’insatisfaction des citoyens du G20 :

Le manque d’anticipation : Malgré les précédents ou les avertissements répétés de personnalités comme Bill Gates, la plupart des pays n’étaient pas préparés : les stocks de masques étaient faibles, les capacités de test n’étaient pas assez extensibles, etc. La plupart des gouvernements ont également été réticents à prendre des décisions drastiques qui auraient pu ralentir les contaminations et réduire les coûts sanitaires et économiques qui en résultent. La Corée du Sud a été l’un des rares pays à disposer d’un plan d’urgence
élaboré après les épidémies de SRAS et de H1N1. Elle a, jusqu’à présent, réussi à contenir le virus avec moins de 500 victimes et un impact assez limité sur son économie.

Une transparence insuffisante : Plus de trois semaines se sont écoulées entre les premiers signes de transmission humaine et sa reconnaissance par l’OMS. En outre, la communication a souvent été brouillée, avec par exemple des affirmations trop hâtives sur les masques dont les avantages ont été minimisés dans les premiers mois de l’épidémie, alimentant ainsi les théories conspirationnistes et une défiance vis-à-vis des autorités publiques lorsqu’ils ont été rendus obligatoires par la suite.

Une coordination limitée : Malgré les appels répétés des institutions internationales en faveur d’une coopération mondiale, la plupart des pays ont agi de manière isolée, en transformant la recherche de vaccins ou de traitements en une bataille commerciale, en fermant unilatéralement les frontières ou en développant des stratégies de confinement différentes contre le virus.

Des secteurs essentiels insuffisamment développés ou reconnus : La pandémie a montré à quel point nous avons négligé les secteurs essentiels au cours des dernières années, laissant trop peu de travailleurs, avec des équipements et des ressources insuffisantes pour faire face à la pandémie. Les pénuries d’équipements de protection disponibles pour le personnel médical, l’apparition de clusters dans les lieux de fort flux et brassage ou dans des chaines d’approvisionnement alimentaire ainsi que les difficultés de recrutement de ces industries (même en pleine crise économique) démontrent la nécessité d’investir financièrement, humainement et de développer davantage ces secteurs essentiels.

Nous avons choisi de regrouper ces secteurs, jugés essentiels par les citoyens du G20, sous un nom qui reflète leur importance vitale : l’ »économie de la vie », qui englobe tous les secteurs qui jouent un rôle clé dans le bien-être et la survie de l’humanité et qui contribuent au quotidien à rendre nos sociétés plus résilientes. L’économie de la vie comprend des secteurs tels que la santé, le bien-être, la gestion des déchets, la distribution de l’eau, le sport, l’alimentation saine, l’agriculture, l’éducation, l’énergie propre, la protection de l’environnement, les transports publics, le fret, le numérique, le logement, la culture, la sécurité, le crédit, les assurances ainsi que les secteurs qui contribuent à assurer l’égalité des chances et à améliorer la démocratie, dont beaucoup ne sont pas reconnus à la hauteur de la valeur qu’ils apportent à nos sociétés.

Les citoyens réclament des investissements plus importants dans certains de ces secteurs essentiels. Pendant cette pandémie, 85 % des citoyens du G20 ont signalé un changement de leurs valeurs ou de leurs comportements, soulignant leur prise de conscience accrue de l’utilité des autres (42 %) et leur désir d’accorder plus d’attention aux personnes vulnérables (36 %). Ils attendent maintenant des gouvernements qu’ils adaptent leurs programmes en conséquence et qu’ils mettent davantage l’accent sur les secteurs essentiels : 57 % des citoyens du G20 demandent l’accès à de meilleurs soins de santé, 36 % la relocalisation de la production stratégique, 33 % une meilleure protection des personnes vulnérables et défavorisées et 33 % une plus grande protection de l’environnement.

Notre proposition : Renforcer l’économie de la vie pour une société plus positive

Nous voyons dans cette crise une occasion unique d’accélérer le passage à une société plus positive en plaçant l’ »économie de la vie » au centre de nos politiques. La genèse d’un changement aussi radical exige toutefois un niveau de leadership considérable. Nous pensons que les organisations internationales, telles qu’elles existent aujourd’hui, ne suffiront pas à soutenir cette transition de manière suffisamment rapide et efficace. C’est pourquoi elles ont besoin du soutien et du pilotage des dirigeants du G20. Nous avons identifié 4 thèmes prioritaires, sur la base des contributions d’un groupe d’experts internationaux et pluridisciplinaires, d’une vaste consultation des citoyens du G20 et d’une analyse détaillée et approfondie, sur lesquels les dirigeants du G20 doivent se concentrer afin de rendre les sociétés plus positives.

Recommandation 1 : Réorienter massivement les investissements vers « l’économie de la vie » pour une reprise économique plus durable

L’ampleur de la crise de la Covid-19 révèle le manque d’attention portée à « l’économie de la vie ». Le sous-investissement dans une série de secteurs vitaux, la fragilité de nos chaînes d’approvisionnement mondiales ou l’insuffisance des incitations à la reconversion des secteurs non durables augmentent la probabilité et les répercussions des crises futures. Par ailleurs, une grande majorité (67 %) des citoyens du G20 est prête à faire des sacrifices à court terme pour des bénéfices à long terme.
Notre proposition : Réorienter massivement les investissements vers l’économie de la vie (notamment via l’utilisation des fonds souverains, de l’épargne des salariés, du financement public), en s’appuyant sur un cadre méthodologique élaboré par un groupe d’experts dépendant de l’OCDE. Celui-ci permettra de définir les secteurs inclus dans l’économie de la vie, de suivre et d’évaluer le financement nécessaire, de mesurer les avantages de l’investissement dans ces secteurs et de présenter les possibilités de transformation d’autres secteurs.

Recommandation 2 : Adopter au niveau mondial une approche « One Planet, One Health » pour mieux protéger tous les êtres vivants

La Covid-19 est une autre preuve du lien entre protection de l’environnement, santé animale et santé humaine. L’impact des activités humaines sur les écosystèmes, avec la poursuite de la déforestation, l’étalement urbain, le réchauffement climatique ou l’élevage intensif ne feront que favoriser l’émergence de nouveaux coronavirus. Mais ils ne sont qu’une des conséquences de notre inaction environnementale : la pollution de l’air ou la résistance aux antibiotiques, pour n’en citer que quelques-unes, sont déjà la cause de millions de décès chaque année. Pour relever ces défis, nous devons mettre en commun nos compétences dans le cadre d’une approche « One Health ».
Notre proposition : Créer un groupe de travail, combinant des expertises en santé humaine, santé animale et environnement, afin d’informer sur les avantages d’une approche « One Health », d’aborder et de prévenir l’émergence de nouvelles maladies, de traiter les questions de sécurité alimentaire, la résistance aux antibiotiques et d’autres questions de santé publique de manière holistique, et de travailler à l’harmonisation des normes sanitaires au niveau mondial.

Recommandation 3 : Lutter contre la pauvreté et l’exclusion en améliorant la qualité de l’éducation et en faisant de l’éducation le levier de la résilience des générations futures

Le déclin sans précédent de la pauvreté au cours des 30 dernières années est menacé par la pandémie : 500 millions de personnes dans le monde pourraient tomber dans la pauvreté en raison de l’impact de la Covid-19. Dans une situation économique radicalement plus difficile, il est également probable que d’autres types d’exclusion (liés par exemple au genre, à la race ou à l’origine sociale) augmentent. Contre la pauvreté et les autres formes d’exclusion, l’éducation reste notre meilleure arme, mais elle est compromise à cause de la crise : des centaines de millions d’enfants ont été privés d’école dans le monde entier lors des périodes de confinement. Les Nations unies exhortent aujourd’hui les gouvernements à ne pas sacrifier le financement de l’éducation en ces temps difficiles. Cependant, le financement ne donnera des résultats que s’il s’attaque aux trois principaux problèmes de l’éducation : l’inégalité d’accès à une éducation de qualité, le manque d’enseignants et la qualité des infrastructures.
Notre proposition : Lutter contre l’inégalité d’accès à une éducation de qualité en augmentant – là où c’est nécessaire – le nombre d’enseignants formés, leurs salaires et leurs ressources. À court terme, cela signifie sanctuariser les budgets nationaux et internationaux de l’éducation. À plus long terme, cela nécessite de mobiliser les acteurs régionaux (par exemple, les banques régionales de développement, les gouvernements locaux, les ONG, les enseignants, etc.) dans la mise en oeuvre d’actions concrètes pour permettre aux enseignants d’accéder à des ressources éducatives communes (notamment sur les questions mondiales et les sujets techniques), de sensibiliser les étudiants aux défis mondiaux, de définir et de suivre des indicateurs pour évaluer la qualité de l’enseignement, d’assurer une allocation optimale des fonds et de partager les meilleures pratiques.

Recommandation 4 : Etablir une gouvernance mondiale de la résilience pour un monde plus positif

Les citoyens du G20 ont mentionné le renforcement de la coopération internationale comme l’une de leurs priorités pour l’avenir, faisant état de leur désir de voir les institutions internationales renforcées afin de mieux anticiper et gérer les risques et d’améliorer la gouvernance sur les questions mondiales. Lors de l’épidémie de la Covid-19, les institutions internationales n’ont pas été suffisamment efficaces pour juguler sa mortalité et son impact dévastateur sur l’économie. Elles n’ont pas eu accès rapidement à l’information, n’ont pas disposé des outils nécessaires pour prévoir l’évolution de la pandémie et ses conséquences, et n’ont pas eu le mandat et les capacités nécessaires pour coordonner une réponse mondiale face au virus et guider la mise en oeuvre sur le terrain.
Notre proposition : Créer un Haut Conseil de la Résilience mondiale, un groupe d’experts multidisciplinaire indépendant relevant de la présidence du G20, chargé d’anticiper, d’évaluer et d’élaborer des plans d’action ainsi que des recommandations pour atténuer les risques mondiaux et accélérer la transition vers une société plus positive. Ce Haut Conseil de la Résilience donnera aux institutions internationales et aux dirigeants mondiaux les moyens d’intégrer une vision à plus long terme, de sensibiliser et de se préparer à des risques peuvent être lointains dans le temps mais nécessitent des actions immédiates.

Conclusion

Les dirigeants mondiaux tentent partout dans le monde de limiter les coûts humains, économiques et sociaux croissants de la crise de la Covid-19. Cependant le coût engendré par cette crise sera immense, et pèsera lourd pendant de nombreuses années. La deuxième vague, qui se propage actuellement, ne fera qu’accroître l’ampleur et la durée de ces impacts.

Mais la seule gestion de la crise actuelle ne sera pas suffisante. Comme le montre notre enquête auprès de 6000 citoyens des pays du G20, la crise déclenche également une demande croissante de changements à plus long terme pour répondre à des préoccupations allant bien au-delà des conséquences de la crise de la Covid. Les citoyens du monde s’inquiètent de notre vulnérabilité croissante face à d’éventuelles crises environnementales, économiques, sociales ou technologiques futures. Ils attendent des dirigeants mondiaux qu’ils s’efforcent de rendre, à l’avenir, nos sociétés plus résilientes et plus positives.

Nous pensons que nos recommandations contribueront à la réalisation de cet objectif. Investir dans l’économie de la vie, adopter une approche de santé unique (« One Health »), faire de l’éducation un meilleur outil contre la pauvreté et d’autres formes d’exclusion et améliorer notre gouvernance mondiale pour une meilleure résilience pourraient être des premiers pas importants vers un avenir plus positif.

Sir Winston Churchill a prétendument déclaré « qu’il ne faut jamais gaspiller une bonne crise ». Nous sommes convaincus que les dirigeants du G20 suivront cette ligne directrice, et qu’ils écouteront notre appel à l’action et relèveront le défi.

Appendice

Pour produire ce rapport, nous nous sommes appuyés sur une consultation à grande échelle des citoyens du G20 (plus de 6000 réponses), sur un réseau d’experts, ainsi que sur une analyse approfondie des sources et des données accessibles au public, avec le soutien d’un cabinet de conseil en stratégie de premier plan.

Entretiens avec des experts

Entre mars et mai 2020 :

Nous avons mené des entretiens individuels avec plus de 20 experts pluridisciplinaires. Ces entretiens ont porté sur la compréhension des conséquences de la crise de Covid-19 et sur la manière dont les gouvernements y faisaient face. Ils ont abouti à une liste de 45 recommandations potentielles structurées autour de quatre thèmes prioritaires : l’économie, l’environnement, la société et la gouvernance. Les recommandations ont été sélectionnées sur la base des critères suivants :

– S’inscrit dans l’un des quatre thèmes prioritaires identifiés

– S’inscrit dans la mission de l’Institut de l’économie positive

– Sera toujours d’actualité à la fin de 2020, et est orienté vers l’avenir

– Peut être mis en oeuvre à court terme

– A un impact qui peut être mesuré et suivi dans le temps

– Est conforme aux priorités identifiées dans l’enquête du G20 auprès des citoyens

Entre juin et août 2020 :
Sur la base des priorités des citoyens du G20, les experts ont sélectionné la recommandation la plus percutante pour chacun des quatre thèmes prioritaires. Les experts ont ensuite été affectés à des groupes de travail en fonction de leur domaine d’expertise (un groupe de travail pour chacun des quatre thèmes prioritaires). Chaque groupe de travail s’est réuni trois fois entre juin et août 2020 dans le but d’améliorer et de compléter la recommandation proposée (par exemple en détaillant les avantages, la voie à suivre, les parties prenantes, etc.), en s’assurant qu’elle reste fidèle aux critères fixés et aux priorités exprimées par les citoyens du G20

Les groupes de travail étaient composés comme suit :

Économie (réorienter massivement les investissements vers l’économie de la vie pour une reprise économique plus durable).

Pierre Buchsenschutz : Secrétaire général d’Auchan Retail

Stanislas Pottier : Responsable mondial du développement durable et membre du comité de direction de Crédit Agricole SA

Pierre Victoria : Directeur du développement durable chez Veolia

Pierre-Yves Brossard : Chercheur à l’Ecole des hautes Etudes en Santé Publique

François Barrault : Président de l’IDATE Digiworld Institute et Président du Digiworld Summ

Environnement (Adopter une approche « Une planète, une santé » dans le monde entier pour mieux protéger tous les êtres vivants).

Julia Tasse : Chercheuse – Responsable du programme Énergie-Climat à l’Institut de relations internationales et stratégiques

Patrice Geoffron : Professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine et directeur du Centre de Géopolitique de l’Energie et Des Matières Premières (CGEMP)

Robert Sebbag : Vice-président de Sanofi, en charge de « l’accès aux médicaments »

Société (Lutter contre la pauvreté en améliorant la qualité de l’éducation et en faisant de l’éducation le moteur de la résilience des générations futures).

Hervé Le Bras : Démographe et historien

Eric Mestrallet : Président d’Esperance Banlieue

Bertrand Moineau : Fondateur et associé de 1630 Conseil

Hervé Le Treut : Climatologue, spécialisé dans la simulation numérique du climat

Michel Ricard : Professeur en écologie et biologie, chaire UNESCO « Education, formation et recherche en développement durable », Université de Bordeaux

Gouvernance (Établir une gouvernance de résilience mondiale pour un monde plus positif).

Bertrand Badré : PDG de Blue Like an Orange et ancien directeur financier de la Banque Mondiale

Pascal Boniface : Fondateur et directeur de l’Institut français des affaires internationales et stratégiques

Abdeldjellil Bouzidi : coordinateur de l’équipe économique et membre du conseil d’administration de Terra Nova

François Gemenne : Directeur à l’Observatoire Hugo

Béatrice Bellini : Professeur d’université à Paris Ouest, spécialiste de la durabilité dans l’économie

Laurence Devillers : Professeur d’Intelligence Artificielle et d’Ethique à l’Université Paris Sorbonne

A côté du travail mené auprès et avec les experts, nous avons également effectué une analyse approfondie des sources et des données accessibles au public avec le soutien d’un cabinet de conseil en stratégie de premier plan.