Classement 2019 des pays de l’OCDE par indice de positivité

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A l’occasion du Global Positive Forum, l’Institut de l’Economie Positive a dévoilé les résultats de l’indice de positivité des pays de l’OCDE. Chaque année depuis 2013, l’Institut de l’Economie Positive publie l’indice de positivité des 34 nations de l’OCDE.

Quelles évolutions de rang en 2019 pour l’indice de positivité des nations ?

En 2019, le trio de tête reste inchangé par rapport à 2018 avec dans l’ordre l’Islande, la Norvège et la Suède. Les pays nordiques sont une nouvelle fois les pays les plus positifs avec respectivement des indices de positivité de 74%, 72% et 71%.

Les Pays-Bas (4ème place), le Danemark (5ème place), la Finlande (6ème place), la Suisse (7ème place) et la Nouvelle-Zélande (8ème place) obtiennent tous des indices de positivité supérieurs à 60%.

Les grands pays d’Europe continentale connaissent des évolutions de rang avec un recul de l’Allemagne d’une place au 11ème rang tandis que le Royaume-Uni (9ème place) ne souffre pas d’un effet Brexit et progresse de trois places.

Hors d’Europe, les Etats-Unis progressent d’une place pour se situer au 16ème rang tandis que l’Australie voit sa place inchangée. Le Japon fait face quant à lui à un recul marqué de trois places tout comme le Canada de deux places.

Quelles évolutions pour la France en 2019 ?

Pour cette édition 2019, la France voit son score de positivité se détériorer de 3 points et recule d’une place au classement général au 18ème rang. Tributaire de l’évolution de l’ensemble des pays de l’OCDE, ce score illustre cependant le nécessaire renouvellement de l’engagement de la France afin d’agir dès maintenant pour les générations présentes et futures.

La France connaît des améliorations sensibles sur certains des indicateurs. La finance positive progresse, témoin d’une réduction de la dette couplée à une légère augmentation du taux d’investissement.

L’inclusion positive, regroupant les indicateurs relatifs à la santé et la tolérance, augmente également traduisant un meilleur rapport à soi et aux autres.

Enfin, la gouvernance connait la plus forte progression notamment par la perception d’un niveau de corruption très bas.

Cependant, la plupart des dimensions et sous-dimensions voient une stagnation voire une dégradation de leurs résultats. Il est essentiel d’agir et de prendre des mesures concrètes sur l’éducation, la solidarité, le logement et une utilisation plus positive des ressources.

Tour-eiffel-341x426

L’Institut de l’Economie Positive identifie 4 pistes d’améliorations à mettre en oeuvre par le gouvernement français :

Renforcer-laccompagnement-des-jeunes

durant le cycle primaire et secondaire principalement dans les zones prioritaires d’éducation par une augmentation des moyens humains afin d’améliorer l’insertion des jeunes et diminuer le coefficient de reproduction sociale du système éducatif.

Augmenter-la-part-du-PIB-destiné-à-l’Aide-Internationale-Publique

en lien avec le renforcement des investissements vers les pays en développement dans le cadre de la politique extérieure française

Réduire-la-concentration-urbaine-par-une-politique-de-développeme

 intégrée permettant l’accès à la propriété à plus bas coût

Renforcer-la-politique-de-réduction-des-émissions-de-GES

pour atteindre la neutralité carbone en 2050 en cohérence avec les objectifs de l’Accord de Paris en inscrivant le niveau des budgets carbone dans la loi et en développant une stratégie claire de mise en œuvre de la fiscalité carbone avec une trajectoire et un calendrier

Classement 2018 des pays de l’OCDE par indice de positivité

A l’occasion, du Global Positive Forum, Positive Planet a dévoilé les résultats de l’indice de positivité des pays de l’OCDE.

Depuis 2013, Positive Planet publie l’indice de positivité des 34 nations de l’OCDE. Cette année encore le classement est dominé par les pays de l’Europe du Nord (Norvège, Islande, Suède…) et la Suisse. En 2018, l’Allemagne et la France progressent d’une place, respectivement à la 9 ème et 17ème place. Les Etats-Unis reculent d’une place mais restent devant la France, à la 16ème place. La Turquie, la Hongrie, le Mexique et la Grèce restent en fin de classement.

Quelles tendances de long terme se dessinent en 2018 pour l’indice de positivité des nations ?

Au cours des cinq dernières éditions de l’indice, on s’aperçoit que deux groupes se distinguent : les nations pour lesquelles la croissance économique s’accompagne d’une progression de la positivité et celles pour lesquelles la croissance se fait plutôt au détriment des générations futures.

Du côté des pays où la croissance est plutôt tournée vers les générations futures, le cas de l’Irlande est intéressant puisque c’est le pays qui progresse le plus tant en matière de croissance économique que de positivité. Le pays est ainsi passé de la 18ème place à la 11ème place en 5 ans. Le pays progresse dans toutes les dimensions de la positivité, et plus particulièrement en matière de soutenabilité financière, d’éducation et de solidarité internationale.

L’Islande, pays mis à l’honneur dans le cadre de la Masterclass sur l’indice de positivité réalisée pendant le Global Positive Forum, se maintient en 2018 dans le trio de tête. Depuis 2013, le pays a progressé dans les trois dimensions de l’indice de positivité : une forte progression de l’altruisme entre générations (+ 40%), le maintien d’une forte position pour l’altruisme entre les territoires notamment grâce au meilleur score des 34 pays pour l’utilisation des ressources naturelles, et un fort score pour l’altruisme entre acteurs qui est le fruit d’une gouvernance efficace et d’une société particulièrement inclusive.

A noter également que si la Turquie progresse assez fortement tant en matière économique qu’en termes de positivité, ses marges de progrès en matière de positivité restent considérables, le pays étant en 2018 à la 31ème place sur 34.

Malgré un score qui la place dans les pays de tête (à la 9ème place), l’Allemagne a plutôt vu son indice légèrement diminuer sur la période. Le pays semble donc peiner à maintenir un niveau de croissance qui soit compatible avec le niveau relativement élevé de positivité atteint par le passé. Il en va de même avec les Etats-Unis dont le classement est passé de la 13ème à la 16ème place sur la période.

L’Italie se trouve quant à elle à la 29ème place dans une zone critique où la croissance économique réelle reste faible et où la positivité se maintient moins bien qu’ailleurs.

Quels résultats pour la France en 2018 ?

Avec un indice de 53, la France progresse d’1 point et d’1 rang et se place à la 17ème position du classement (ex aequo avec l’Autriche).

La décomposition du score de la France selon les trois axes de l’altruisme montre que le pays progresse surtout en ce qui concerne l’altruisme entre générations… mais c’est aussi dans cette dimension que le score moyen de la France reste le plus faible – à l’inverse des deux autres dimensions où son score est plus élevé mais progresse peu.

Sur la dimension de l’altruisme entre génération, la France reste comme les années précédentes en retrait sur les questions d’éducation. A titre d’illustration, la part des NEET (Not in Education, Employment or Training) parmi les 20-24 ans se maintient au-dessus de 20% – pour rappel, la France est l’un des pays de l’OCDE où le revenu des parents explique le plus la réussite des enfants. On observe en revanche une forte progression en matière de participation positive qui tient pour beaucoup à la forte féminisation de l’Assemblée Nationale qui, entre les deux dernières législatures, est passée de 26% à 39%.

En ce qui concerne l’altruisme entre territoires, un point de vigilance est à noter en matière d’environnement et de qualité des infrastructures, indicateurs clés pour transmettre aux générations futures un territoire équilibré.

En matière d’altruisme entre acteurs, on observe une progression sur les questions de gouvernance, ce qui est un signe encourageant dans la mesure où la transparence et la qualité de la démocratie sont des facteurs de confiance indispensables à la construction d’un avenir commun et donc à la prise en compte du long terme dans les décisions publiques.

Classement 2016 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Pour la quatrième année consécutive, Positive Planet publie le baromètre de la positivité des 34 nations de l’OCDE.

Le classement des pays de l’OCDE selon leur indice de positivité maintient en 2016 les grands équilibres de 2015. Ainsi, le trio de tête constitué par la Norvège, la Suède, et les Pays-Bas, est inchangé et la Grèce reste en queue de peloton. L’Allemagne reste dans le premier tiers (10ième place en 2016). La France reste quant à elle à la 18ième place du classement, toujours au coude à coude avec l’Espagne (19ième). Ces trois pays voient néanmoins leur score augmenter légèrement (+1 point), ce qui dénote une tendance qui va dans le bon sens. L’Italie perd une place et passe de la 29ième à la 30ième position dans l’indice de 2016. Son score est néanmoins inchangé : il ne s’agit pas tant d’un recul que d’une stabilisation après le fort recul entre 2014 et 2015 (-3 point de score, et -5 place au classement)

Remarque importante : l’indice de positivité mesure les évolutions sur le long-terme des pays. Il serait erroné de dire que l’évolution entre 2015 et 2016 serait causée par telle ou telle réforme dans un pays donné. En effet, certaines variables composant l’indice global ne sont mesurées qu’avec retard.

La performance de la France

La décomposition du score de la France selon les trois formes d’altruisme au coeur de l’indice de positivité montre que le pays est pénalisé par une relative faiblesse dans la prise en compte de la solidarité intergénérationnelle : la France gagnerait à plus et mieux investir en faveur du long-terme.

A un niveau encore désagrégé de l’indice, on remarque surtout un point fort du côté des connections entre les territoires, et un point faible concernant l’éducation, malgré la légère amélioration en 2016 principalement due à la baisse tendancielle de la part de NEETs dans la population des jeunes. On observe aussi en 2016 une amélioration concernant la composante de gouvernance, qui est due notamment au maintien d’un taux de participation relativement élevé aux élections, et à une légère progression dans le score obtenu auprès de Transparency International dans son indice de perception de la corruption. Il s’agit là d’un élément clé tant la transparence est facteur de confiance et permet la construction d’un contrat social prenant en compte les générations futures.

Ces éléments encourageants appellent à plus d’efforts pour maintenir la trajectoire de la France en matière de positivité, d’autant que le pays compte également certaines faiblesses : outre l’éducation déjà évoquée, la solidarité entre les territoires (aide internationale…) qui mesure la propension du pays à s’ouvrir aux autres reste globalement assez faible. Le pays gagnerait aussi à être plus dynamique : malgré la reprise en 2015, la croissance économique est restée inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE.

Remarques sur la construction de l’indice 2016

Comme pour l’indice 2015, il n’a pas été possible de mettre à jour toutes les sous-composantes de l’indice, car certaines données n’ont pas été mises à jour. Il s’agit des 3 variables issues de l’exploitation de l’enquête PISA qui interviennent dans la construction de l’éducation positive, et des variables exploitant le World Value Survey (confiance, tolérance, liberté d’action) qui sont utiles pour construire les composantes de dynamisme et d’inclusion sociale. Pour ces variables, les dernières valeurs connues ont été reprises. Il faut donc interpréter avec prudence l’évolution des dimensions correspondantes de l’indice de positivité.

Une quatrième variable issue du World Value Survey mesurant la santé subjective des individus a été remplacée par un indice de santé subjective inclus dans le Better Life Index de l’OCDE, afin de limiter le nombre d’indice n’évoluant pas. Ceci a été répercuté sur les indices 2014 et 2015 par cohérence.

A noter que la prochaine vague de l’enquête PISA sera publiée en décembre 2016 et pourra donc être exploitée.

Classement 2015 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Pour la troisième année consécutive, Positive Planet publie le baromètre de la positivité des 34 nations de l’OCDE, classement dominé cette année encore par les pays de l’Europe du Nord, la Suisse et trois nations anglo-saxonnes (Canada – Nouvelle-Zélande et Australie). La France demeure à la 18ème position mais pour la première fois, se retrouve dans les 10 % des moins bons élèves sur deux critères d’évaluation : taux de reproduction des inégalités à l’école et qualité de la démocratie.

Classement 2014 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Pour la deuxième année consécutive, Positive Planet publie le baromètre de la positivité des 34 nations de l’OCDE. Découvrez les résultats 2014

Les chiffres au-dessus des pays indiquent le nombre de sous-indicateurs où le pays se trouve dans le dernier décile parmi les pays de l’OCDE, afin de rendre compte d’une éventuelle “substitution” entre indicateurs pour former le score final.

La performance de la France

✚ La France, en 18ème position, gagne une place par rapport au classement 2013 malgré un score en recul de 2 points.
✚ La France perd l’équilibre relatif qu’elle avait entre les différentes sous-dimensions et les différents indicateurs qui composent l’indice.
✚ La France est dans le dernier décile des pays de l’OCDE pour l’indicateur mesurant le caractère reproductif des inégalités. Plus qu’ailleurs, le niveau scolaire des adolescents apparaît corrélé au revenu des parents. Le phénomène s’accentue par rapport à 2013.
✚ Le score de la France dans chacune des 9 sous-dimensions de l’indice

– En progrès sur 4 sous-dimensions : participation, utilisation des ressources, connections entre territoires, dynamisme ;

– En recul sur 5 sous-dimensions : finance, éducation, solidarité, gouvernance, inclusion.

La finance

✚ 80% des 34 pays étudiés enregistrent une baisse de leur performance en matière de finance positive.
✚ Pour cette sous-dimension, l’Italie (-37%), le Portugal (-34%) et les Etats-Unis (-33%) affichent les plus forts reculs, notamment sur l’indicateur de dette (ratio des intérêts de la dette sur les recettes de l’Etat central).
✚ Sur l’indicateur de dette, les Etats-Unis enregistrent le plus fort recul (-49 points). L’Italie perd 28 points, la France 11 et l’Allemagne 10 points.
✚ La Norvège affiche la meilleure capacité de désendettement (ratio des intérêts de la dette / recettes de l’Etat central).

L’éducation

✚ 70% des pays de l’OCDE enregistrent une dégradation de leur performance en matière d’éducation positive.
✚ Ce recul, lié aux indicateurs subjectifs, traduit une tendance à la perte de confiance dans les systèmes éducatifs.
✚ Le Japon affiche la plus forte baisse, sur l’indicateur décrivant l’attitude perçue des professeurs relativement au bien-être des élèves (source PISA/OCDE). La France, la Hongrie, la Slovénie et la Finlande sont également en recul.
✚ La Turquie, la Grèce et le Mexique améliorent leurs scores sur cette sous-dimension.

La gouvernance

✚ Tous les pays reculent ou restent stables.
✚ Le Japon affiche l’une des plus fortes baisses (-22%), notamment en raison de ses performances sur les indicateurs de participation électorale (OCDE / Better Life) et de liberté de la presse (Reporters Sans Frontières).
✚ Turquie, Mexique, Israël, Grèce, Chili et Italie sont les 6 derniers du classement en matière de liberté de la presse.

Le dynamisme

Les deux seuls pays qui parviennent à être dans le peloton de tête sur les 3 indicateurs sont la Norvège et la Nouvelle-Zélande.

✚ La Grèce affiche le plus fort recul par rapport à 2013.

✚ L’Italie est dans les 13 derniers sur les 3 indicateurs de cette sous-dimension : croissance (31ème), liberté (28ème), confiance (22ème).

✚ La France affiche la plus forte hausse, notamment grâce à l’indicateur (subjectif) décrivant le sentiment de liberté (World Values Survey).

✚ Le Chili est premier sur l’indicateur de croissance, mais respectivement 31ème et 32ème sur les indicateurs de liberté et de confiance. Une situation également observable au Mexique, en Corée, aux Etats-Unis.

Classement 2013 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Pour la première fois, Positive Planet publie le baromètre de la positivité des 34 nations de l’OCDE.

Les chiffres au-dessus des pays indiquent le nombre de sous-indicateurs où le pays se trouve dans le dernier décile parmi les pays de l’OCDE, afin de rendre compte d’une éventuelle “substitution” entre indicateurs pour former le score finale.

2019

Classement 2019 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Sans-titre-85-1024x512

A l’occasion du Global Positive Forum, l’Institut de l’Economie Positive a dévoilé les résultats de l’indice de positivité des pays de l’OCDE. Chaque année depuis 2013, l’Institut de l’Economie Positive publie l’indice de positivité des 34 nations de l’OCDE.

Quelles évolutions de rang en 2019 pour l’indice de positivité des nations ?

En 2019, le trio de tête reste inchangé par rapport à 2018 avec dans l’ordre l’Islande, la Norvège et la Suède. Les pays nordiques sont une nouvelle fois les pays les plus positifs avec respectivement des indices de positivité de 74%, 72% et 71%.

Les Pays-Bas (4ème place), le Danemark (5ème place), la Finlande (6ème place), la Suisse (7ème place) et la Nouvelle-Zélande (8ème place) obtiennent tous des indices de positivité supérieurs à 60%.

Les grands pays d’Europe continentale connaissent des évolutions de rang avec un recul de l’Allemagne d’une place au 11ème rang tandis que le Royaume-Uni (9ème place) ne souffre pas d’un effet Brexit et progresse de trois places.

Hors d’Europe, les Etats-Unis progressent d’une place pour se situer au 16ème rang tandis que l’Australie voit sa place inchangée. Le Japon fait face quant à lui à un recul marqué de trois places tout comme le Canada de deux places.

Quelles évolutions pour la France en 2019 ?

Pour cette édition 2019, la France voit son score de positivité se détériorer de 3 points et recule d’une place au classement général au 18ème rang. Tributaire de l’évolution de l’ensemble des pays de l’OCDE, ce score illustre cependant le nécessaire renouvellement de l’engagement de la France afin d’agir dès maintenant pour les générations présentes et futures.

La France connaît des améliorations sensibles sur certains des indicateurs. La finance positive progresse, témoin d’une réduction de la dette couplée à une légère augmentation du taux d’investissement.

L’inclusion positive, regroupant les indicateurs relatifs à la santé et la tolérance, augmente également traduisant un meilleur rapport à soi et aux autres.

Enfin, la gouvernance connait la plus forte progression notamment par la perception d’un niveau de corruption très bas.

Cependant, la plupart des dimensions et sous-dimensions voient une stagnation voire une dégradation de leurs résultats. Il est essentiel d’agir et de prendre des mesures concrètes sur l’éducation, la solidarité, le logement et une utilisation plus positive des ressources.

Tour-eiffel-341x426

L’Institut de l’Economie Positive identifie 4 pistes d’améliorations à mettre en oeuvre par le gouvernement français :

Renforcer-laccompagnement-des-jeunes

durant le cycle primaire et secondaire principalement dans les zones prioritaires d’éducation par une augmentation des moyens humains afin d’améliorer l’insertion des jeunes et diminuer le coefficient de reproduction sociale du système éducatif.

Augmenter-la-part-du-PIB-destiné-à-l’Aide-Internationale-Publique

en lien avec le renforcement des investissements vers les pays en développement dans le cadre de la politique extérieure française

Réduire-la-concentration-urbaine-par-une-politique-de-développeme

 intégrée permettant l’accès à la propriété à plus bas coût

Renforcer-la-politique-de-réduction-des-émissions-de-GES

pour atteindre la neutralité carbone en 2050 en cohérence avec les objectifs de l’Accord de Paris en inscrivant le niveau des budgets carbone dans la loi et en développant une stratégie claire de mise en œuvre de la fiscalité carbone avec une trajectoire et un calendrier

2018

Classement 2018 des pays de l’OCDE par indice de positivité

A l’occasion, du Global Positive Forum, Positive Planet a dévoilé les résultats de l’indice de positivité des pays de l’OCDE.

Depuis 2013, Positive Planet publie l’indice de positivité des 34 nations de l’OCDE. Cette année encore le classement est dominé par les pays de l’Europe du Nord (Norvège, Islande, Suède…) et la Suisse. En 2018, l’Allemagne et la France progressent d’une place, respectivement à la 9 ème et 17ème place. Les Etats-Unis reculent d’une place mais restent devant la France, à la 16ème place. La Turquie, la Hongrie, le Mexique et la Grèce restent en fin de classement.

Quelles tendances de long terme se dessinent en 2018 pour l’indice de positivité des nations ?

Au cours des cinq dernières éditions de l’indice, on s’aperçoit que deux groupes se distinguent : les nations pour lesquelles la croissance économique s’accompagne d’une progression de la positivité et celles pour lesquelles la croissance se fait plutôt au détriment des générations futures.

Du côté des pays où la croissance est plutôt tournée vers les générations futures, le cas de l’Irlande est intéressant puisque c’est le pays qui progresse le plus tant en matière de croissance économique que de positivité. Le pays est ainsi passé de la 18ème place à la 11ème place en 5 ans. Le pays progresse dans toutes les dimensions de la positivité, et plus particulièrement en matière de soutenabilité financière, d’éducation et de solidarité internationale.

L’Islande, pays mis à l’honneur dans le cadre de la Masterclass sur l’indice de positivité réalisée pendant le Global Positive Forum, se maintient en 2018 dans le trio de tête. Depuis 2013, le pays a progressé dans les trois dimensions de l’indice de positivité : une forte progression de l’altruisme entre générations (+ 40%), le maintien d’une forte position pour l’altruisme entre les territoires notamment grâce au meilleur score des 34 pays pour l’utilisation des ressources naturelles, et un fort score pour l’altruisme entre acteurs qui est le fruit d’une gouvernance efficace et d’une société particulièrement inclusive.

A noter également que si la Turquie progresse assez fortement tant en matière économique qu’en termes de positivité, ses marges de progrès en matière de positivité restent considérables, le pays étant en 2018 à la 31ème place sur 34.

Malgré un score qui la place dans les pays de tête (à la 9ème place), l’Allemagne a plutôt vu son indice légèrement diminuer sur la période. Le pays semble donc peiner à maintenir un niveau de croissance qui soit compatible avec le niveau relativement élevé de positivité atteint par le passé. Il en va de même avec les Etats-Unis dont le classement est passé de la 13ème à la 16ème place sur la période.

L’Italie se trouve quant à elle à la 29ème place dans une zone critique où la croissance économique réelle reste faible et où la positivité se maintient moins bien qu’ailleurs.

Quels résultats pour la France en 2018 ?

Avec un indice de 53, la France progresse d’1 point et d’1 rang et se place à la 17ème position du classement (ex aequo avec l’Autriche).

La décomposition du score de la France selon les trois axes de l’altruisme montre que le pays progresse surtout en ce qui concerne l’altruisme entre générations… mais c’est aussi dans cette dimension que le score moyen de la France reste le plus faible – à l’inverse des deux autres dimensions où son score est plus élevé mais progresse peu.

Sur la dimension de l’altruisme entre génération, la France reste comme les années précédentes en retrait sur les questions d’éducation. A titre d’illustration, la part des NEET (Not in Education, Employment or Training) parmi les 20-24 ans se maintient au-dessus de 20% – pour rappel, la France est l’un des pays de l’OCDE où le revenu des parents explique le plus la réussite des enfants. On observe en revanche une forte progression en matière de participation positive qui tient pour beaucoup à la forte féminisation de l’Assemblée Nationale qui, entre les deux dernières législatures, est passée de 26% à 39%.

En ce qui concerne l’altruisme entre territoires, un point de vigilance est à noter en matière d’environnement et de qualité des infrastructures, indicateurs clés pour transmettre aux générations futures un territoire équilibré.

En matière d’altruisme entre acteurs, on observe une progression sur les questions de gouvernance, ce qui est un signe encourageant dans la mesure où la transparence et la qualité de la démocratie sont des facteurs de confiance indispensables à la construction d’un avenir commun et donc à la prise en compte du long terme dans les décisions publiques.

2017
2016

Classement 2016 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Pour la quatrième année consécutive, Positive Planet publie le baromètre de la positivité des 34 nations de l’OCDE.

Le classement des pays de l’OCDE selon leur indice de positivité maintient en 2016 les grands équilibres de 2015. Ainsi, le trio de tête constitué par la Norvège, la Suède, et les Pays-Bas, est inchangé et la Grèce reste en queue de peloton. L’Allemagne reste dans le premier tiers (10ième place en 2016). La France reste quant à elle à la 18ième place du classement, toujours au coude à coude avec l’Espagne (19ième). Ces trois pays voient néanmoins leur score augmenter légèrement (+1 point), ce qui dénote une tendance qui va dans le bon sens. L’Italie perd une place et passe de la 29ième à la 30ième position dans l’indice de 2016. Son score est néanmoins inchangé : il ne s’agit pas tant d’un recul que d’une stabilisation après le fort recul entre 2014 et 2015 (-3 point de score, et -5 place au classement)

Remarque importante : l’indice de positivité mesure les évolutions sur le long-terme des pays. Il serait erroné de dire que l’évolution entre 2015 et 2016 serait causée par telle ou telle réforme dans un pays donné. En effet, certaines variables composant l’indice global ne sont mesurées qu’avec retard.

La performance de la France

La décomposition du score de la France selon les trois formes d’altruisme au coeur de l’indice de positivité montre que le pays est pénalisé par une relative faiblesse dans la prise en compte de la solidarité intergénérationnelle : la France gagnerait à plus et mieux investir en faveur du long-terme.

A un niveau encore désagrégé de l’indice, on remarque surtout un point fort du côté des connections entre les territoires, et un point faible concernant l’éducation, malgré la légère amélioration en 2016 principalement due à la baisse tendancielle de la part de NEETs dans la population des jeunes. On observe aussi en 2016 une amélioration concernant la composante de gouvernance, qui est due notamment au maintien d’un taux de participation relativement élevé aux élections, et à une légère progression dans le score obtenu auprès de Transparency International dans son indice de perception de la corruption. Il s’agit là d’un élément clé tant la transparence est facteur de confiance et permet la construction d’un contrat social prenant en compte les générations futures.

Ces éléments encourageants appellent à plus d’efforts pour maintenir la trajectoire de la France en matière de positivité, d’autant que le pays compte également certaines faiblesses : outre l’éducation déjà évoquée, la solidarité entre les territoires (aide internationale…) qui mesure la propension du pays à s’ouvrir aux autres reste globalement assez faible. Le pays gagnerait aussi à être plus dynamique : malgré la reprise en 2015, la croissance économique est restée inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE.

Remarques sur la construction de l’indice 2016

Comme pour l’indice 2015, il n’a pas été possible de mettre à jour toutes les sous-composantes de l’indice, car certaines données n’ont pas été mises à jour. Il s’agit des 3 variables issues de l’exploitation de l’enquête PISA qui interviennent dans la construction de l’éducation positive, et des variables exploitant le World Value Survey (confiance, tolérance, liberté d’action) qui sont utiles pour construire les composantes de dynamisme et d’inclusion sociale. Pour ces variables, les dernières valeurs connues ont été reprises. Il faut donc interpréter avec prudence l’évolution des dimensions correspondantes de l’indice de positivité.

Une quatrième variable issue du World Value Survey mesurant la santé subjective des individus a été remplacée par un indice de santé subjective inclus dans le Better Life Index de l’OCDE, afin de limiter le nombre d’indice n’évoluant pas. Ceci a été répercuté sur les indices 2014 et 2015 par cohérence.

A noter que la prochaine vague de l’enquête PISA sera publiée en décembre 2016 et pourra donc être exploitée.

2015

Classement 2015 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Pour la troisième année consécutive, Positive Planet publie le baromètre de la positivité des 34 nations de l’OCDE, classement dominé cette année encore par les pays de l’Europe du Nord, la Suisse et trois nations anglo-saxonnes (Canada – Nouvelle-Zélande et Australie). La France demeure à la 18ème position mais pour la première fois, se retrouve dans les 10 % des moins bons élèves sur deux critères d’évaluation : taux de reproduction des inégalités à l’école et qualité de la démocratie.

2014

Classement 2014 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Pour la deuxième année consécutive, Positive Planet publie le baromètre de la positivité des 34 nations de l’OCDE. Découvrez les résultats 2014

Les chiffres au-dessus des pays indiquent le nombre de sous-indicateurs où le pays se trouve dans le dernier décile parmi les pays de l’OCDE, afin de rendre compte d’une éventuelle “substitution” entre indicateurs pour former le score final.

La performance de la France

✚ La France, en 18ème position, gagne une place par rapport au classement 2013 malgré un score en recul de 2 points.
✚ La France perd l’équilibre relatif qu’elle avait entre les différentes sous-dimensions et les différents indicateurs qui composent l’indice.
✚ La France est dans le dernier décile des pays de l’OCDE pour l’indicateur mesurant le caractère reproductif des inégalités. Plus qu’ailleurs, le niveau scolaire des adolescents apparaît corrélé au revenu des parents. Le phénomène s’accentue par rapport à 2013.
✚ Le score de la France dans chacune des 9 sous-dimensions de l’indice

– En progrès sur 4 sous-dimensions : participation, utilisation des ressources, connections entre territoires, dynamisme ;

– En recul sur 5 sous-dimensions : finance, éducation, solidarité, gouvernance, inclusion.

La finance

✚ 80% des 34 pays étudiés enregistrent une baisse de leur performance en matière de finance positive.
✚ Pour cette sous-dimension, l’Italie (-37%), le Portugal (-34%) et les Etats-Unis (-33%) affichent les plus forts reculs, notamment sur l’indicateur de dette (ratio des intérêts de la dette sur les recettes de l’Etat central).
✚ Sur l’indicateur de dette, les Etats-Unis enregistrent le plus fort recul (-49 points). L’Italie perd 28 points, la France 11 et l’Allemagne 10 points.
✚ La Norvège affiche la meilleure capacité de désendettement (ratio des intérêts de la dette / recettes de l’Etat central).

L’éducation

✚ 70% des pays de l’OCDE enregistrent une dégradation de leur performance en matière d’éducation positive.
✚ Ce recul, lié aux indicateurs subjectifs, traduit une tendance à la perte de confiance dans les systèmes éducatifs.
✚ Le Japon affiche la plus forte baisse, sur l’indicateur décrivant l’attitude perçue des professeurs relativement au bien-être des élèves (source PISA/OCDE). La France, la Hongrie, la Slovénie et la Finlande sont également en recul.
✚ La Turquie, la Grèce et le Mexique améliorent leurs scores sur cette sous-dimension.

La gouvernance

✚ Tous les pays reculent ou restent stables.
✚ Le Japon affiche l’une des plus fortes baisses (-22%), notamment en raison de ses performances sur les indicateurs de participation électorale (OCDE / Better Life) et de liberté de la presse (Reporters Sans Frontières).
✚ Turquie, Mexique, Israël, Grèce, Chili et Italie sont les 6 derniers du classement en matière de liberté de la presse.

Le dynamisme

Les deux seuls pays qui parviennent à être dans le peloton de tête sur les 3 indicateurs sont la Norvège et la Nouvelle-Zélande.

✚ La Grèce affiche le plus fort recul par rapport à 2013.

✚ L’Italie est dans les 13 derniers sur les 3 indicateurs de cette sous-dimension : croissance (31ème), liberté (28ème), confiance (22ème).

✚ La France affiche la plus forte hausse, notamment grâce à l’indicateur (subjectif) décrivant le sentiment de liberté (World Values Survey).

✚ Le Chili est premier sur l’indicateur de croissance, mais respectivement 31ème et 32ème sur les indicateurs de liberté et de confiance. Une situation également observable au Mexique, en Corée, aux Etats-Unis.

2013

Classement 2013 des pays de l’OCDE par indice de positivité

Pour la première fois, Positive Planet publie le baromètre de la positivité des 34 nations de l’OCDE.

Les chiffres au-dessus des pays indiquent le nombre de sous-indicateurs où le pays se trouve dans le dernier décile parmi les pays de l’OCDE, afin de rendre compte d’une éventuelle “substitution” entre indicateurs pour former le score finale.