Ménager et valoriser les écosystèmes naturels

Les écosystèmes naturels nous rendent d’innombrables services : approvisionnement en nourriture, régulation du climat et du cycle de l’eau, préservation de la santé etc. Or ces systèmes sont aujourd’hui menacés par le changement climatique, la dégradation des milieux naturels, la surexploitation des ressources et les pollutions. Ces impacts fragilisent ces avantages économiques, et favorisent les risques naturels (inondations, sécheresses, tempêtes…).

Il convient donc de préserver aux maximum ces écosystèmes, et de se reposer sur les solutions naturelles apportées par la nature, qui permettent de répondre à de nombreux problèmes, là où des infrastructures classiques ne sont généralement dédiées qu’à une fonction unique.

Objectifs

Conformément aux engagements mondiaux sur la biodiversité dont se sont dotés les Etats du G20, la préservation des écosystèmes existants est indispensable. Cet enjeu touche particulièrement les infrastructures classiques telles que l’eau, l’électricité, le bâtiment, la construction ou les routes.

Il est également nécessaire de développer des solutions fondées sur la nature et de les associer aux infrastructures classiques.

Cette proposition correspond directement aux Objectifs du Développement Durable dans le cadre desquels les Etats membres de l’Assemblée générale des Nations unies se sont engagés sur la faim (ODD 2), la santé (ODD 3), l’eau propre et l’assainissement (ODD 6) ou la lutte contre le changement climatique (ODD 13).

Plan d’action 

Adopter une définition commune des solutions basées sur la nature et promouvoir leur déploiement

Il s’agit pour le G20 de se fonder sur les définitions des solutions reposant sur la nature par les organisations scientifiques dont la dénomination et le cadre seront à élaborer, par exemple sur la base de ceux de l’IUCN. A partir de cette définition, ces solutions doivent être promues pour répondre aux enjeux actuels de nos sociétés. L’innovation pourra également jouer un rôle important ici, notamment en lien avec la recherche et le développement sur le biomimétisme.

Mesurer les capacités des écosystèmes 

La mesure, le suivi et la surveillance des projets menés au nom de la nature constituent un véritable enjeu. ll apparaît indispensable d’identifier, en amont des projets, des mesures de capacités afin de ne pas surestimer les capacités réelles de la nature.

Mesurer et publier l’évolution du stock de solutions fondées sur la nature 

Des indicateurs de suivi du déploiement des solutions fondées sur la nature seront également déterminés et pourront porter, par exemple, sur la notion de flux, le nombre de projets portés, les surfaces couvertes, les émissions de gaz à effet de serre ou d’autres critères plus pertinents.

Réfléchir à de nouveaux modes de financement 

Les Etats devront s’engager à réfléchir, nationalement et au niveau du G20, à des modes de financement innovants des solutions fondées sur la nature et sur les moyens d’en faire profiter les pays hors G20. Par ailleurs, les pays dits du Sud pourront bénéficier de mécanismes de transformation de leur dette en « dette verte ». Ainsi, un pourcentage défini de la dette sera effacé sous conditions d’investissements réalisés, à hauteur d’un montant défini, dans des solutions fondées sur la nature, ou en échange d’une réduction des gaz à effet de serre.

Indicateurs

Vous aussi, participez au suivi des propositions et aidez nous à surveiller l’évolution des indicateurs !

Contact : lea.guinet@positiveplanet.ngo

Territoires et entreprises se sont également engagés pour la mise en œuvre des propositions citoyennes

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