Classement 2019 de la positivité des pays de l'OCDE

Alors que l’Italie reculait d’une place l’année dernière, elle repart cette année dans la bonne direction, en gagnant 1 point à son score de positivité, ce qui suffit à lui faire gagner 3 places pour s’afficher à la 27ème position. Elle se rapproche ainsi de son niveau de 2014 où elle était à la 24ièmeposition.

A l’occasion du Global Positive Forum, l’Institut de l’Economie Positive a dévoilé les résultats de l’indice de positivité des pays de l’OCDE. 

Chaque année depuis 2013, l’Institut de l’Economie Positive publie l’indice de positivité des 34 nations de l’OCDE. 

 

Quelles évolutions de rang en 2019 pour l’indice de positivité des nations ? 

 

En 2019, le trio de tête reste inchangé par rapport à 2018 avec dans l’ordre l’Islande, la Norvège et la Suède. Les pays nordiques sont une nouvelle fois les pays les plus positifs avec respectivement des indices de positivité de 74%, 72% et 71%.  

 

Les Pays-Bas (4ème place), le Danemark (5ème place), la Finlande (6ème place), la Suisse (7ème place) et la Nouvelle-Zélande (8ème place) obtiennent tous des indices de positivité supérieurs à 60%.  

 

Les grands pays d’Europe continentale connaissent des évolutions de rang avec un recul de l’Allemagne d’une place au 11ème rang tandis que le Royaume-Uni (9ème place) ne souffre pas d’un effet Brexit et progresse de trois places.  

 

Hors d’Europe, les Etats-Unis progressent d’une place pour se situer au 16ème rang tandis que l’Australie voit sa place inchangée. Le Japon fait face quant à lui à un recul marqué de trois places tout comme le Canada de deux places. 

 

Quelles évolutions pour la France en 2019 ?  

Pour cette édition 2019, la France voit son score de positivité se détériorer de 3 points et recule d’une place au classement général au 18ème rang. Tributaire de l’évolution de l’ensemble des pays de l’OCDE, ce score illustre cependant le nécessaire renouvellement de l’engagement de la France afin d’agir dès maintenant pour les générations présentes et futures. 

La France connaît des améliorations sensibles sur certains des indicateurs. La finance positive progresse, témoin d’une réduction de la dette couplée à une légère augmentation du taux d’investissement.  

 

L’inclusion positive, regroupant les indicateurs relatifs à la santé et la tolérance, augmente également traduisant un meilleur rapport à soi et aux autres.  

 

Enfin, la gouvernance connait la plus forte progression notamment par la perception d’un niveau de corruption très bas.  

 

Cependant, la plupart des dimensions et sous-dimensions voient une stagnation voire une dégradation de leurs résultats. Il est essentiel d’agir et de prendre des mesures concrètes sur l’éducation, la solidarité, le logement et une utilisation plus positive des ressources. 

L’Institut de l’Economie Positive identifie 4 pistes d’améliorations à mettre en oeuvre par le gouvernement français : 

– Renforcer l’accompagnement des jeunes durant le cycle primaire et secondaire principalement dans les zones prioritaires d’éducation par une augmentation des moyens humains afin d’améliorer l’insertion des jeunes et diminuer le coefficient de reproduction sociale du système éducatif. 

– Augmenter la part du PIB destiné à l’Aide Internationale Publique en lien avec le renforcement des investissements vers les pays en développement dans le cadre de la politique extérieure française 

– Réduire la concentration urbaine par une politique de développement territoriale intégrée permettant l’accès à la propriété à plus bas coût 

– Renforcer la politique de réduction des émissions de GES pour atteindre la neutralité carbone en 2050 en cohérence avec les objectifs de l’Accord de Paris en inscrivant le niveau des budgets carbone dans la loi et en développant une stratégie claire de mise en œuvre de la fiscalité carbone avec une trajectoire et un calendrier